macérât huileux de camomille
Recettes cosmétiques

DIY macérât huileux : tous les bienfaits des plantes dans vos cosmétiques maison!

Aujourd’hui, on va apprendre à réaliser soi-même un macérât huileux. “Mais dis donc Jamy, c’est quoi un macérât huileux?”. Eh bien Fred, un macérât huileux c’est comme son nom l’indique une huile dans laquelle on a fait macérer une plante afin d’en récupérer les principes actifs. Et c’est un super allié pour nos cosmétiques maisons.

Pourquoi faire et utiliser un macérât huileux?

Un macérât huileux, c’est une huile végétale, mais en mieux. Chargée en principes actifs, vous tirez tout le bénéfice thérapeutique des plantes utilisées pour la macération. C’est une manière tout à fait sécuritaire de bénéficier de leur pouvoir : elles trouvent donc tout naturellement leur place dans les recettes à destination des bébés, des femmes enceintes ou allaitantes qui souvent doivent faire une croix sur les huiles essentielles, mais pas que!

Comment préparer son macérât huileux?

Il y a deux principales écoles pour la réalisation d’un macérât huileux : à chaud ou à froid. Je vous recommande la lecture de l’excellent article d’Althea Provence dont je ne ferai ici qu’un condensé. Tout d’abord, on veille à utiliser des plantes bien sèches. En effet, les plantes fraîches renferment encore beaucoup d’eau. Si vous les récoltez vous-même, rincez les bien à l’eau claire (on ne sait pas quel animal est passé les arroser…) puis veillez à les laisser flétrir quelques jours à l’air libre avant de démarrer le processus de macération, bien étalées sur une surface plane. Selon la température ou l’humidité de la pièce où vous les laissez sécher, vous pouvez compter entre 3 et 7 jours de séchage. Le séchage permet de retirer toute l’eau de la plante, car cette humidité risquerait de faire moisir vos plantes pendant le temps de macération. Pas top non?

Là par exemple, c’est pas assez : allez, on recouvre!

La macération à froid consiste à faire macérer les plantes séchées sans les chauffer (merci Captain Obvious!) : on place les plantes dans un bocal propre et stérilisé, on recouvre d’huile (olive, sésame ou tournesol par exemple) en étant généreux, car les plantes vont boire une partie de l’huile. On couvre le bocal d’un linge fin (afin que le contenu puisse respirer) et on laisse le bocal dans un coin. On vérifie de temps en temps que les fleurs/plantes soient toujours bien couvertes par l’huile (si ce n’est pas le cas, on remue doucement ou on rajoute un peu d’huile), et on oublie le tout 4 à 6 semaines à l’abri de la lumière et de l’humidité. Pour filtrer votre préparation, déposez un linge fin dans une passoire, et versez votre macérât. Il est prêt à être utilisé et se conservera… aussi longtemps que votre huile de base, d’où l’intérêt d’éviter les huiles sensibles au rancissement.

La macération à chaud permet aux plus pressés d’obtenir un macérât plus rapidement. Pour ma part, j’ai utilisé la technique de l’autocuiseur : j’en ai un que je réserve à la fabrication des cosmétiques, mais vous pouvez-tout à fait chauffer votre macérât dans un bain-marie. Encore une fois, recouvrez vos plantes d’huile, et mettez votre autocuiseur sur la fonction de chauffe la plus basse, pendant au moins 1h, idéalement 2-3h. Éteignez votre autocuiseur, et laissez le couvercle sur votre marmite toute une nuit. Le lendemain, filtrez comme précédemment et versez dans un bocal propre et stérilisé. Attention : à cause de la chauffe -même légère- il se peut que votre huile rancisse plus vite. Gardez cette technique pour de petites quantités d’huile, à utiliser relativement rapidement.

filtrage macérât huileux
Oui bon, j’avais oublié le tissu et j’ai du refiltrer après. Zut.

Et qu’est-ce qu’on fait macérer?

Votre jardin est votre limite! Dans cet article, vous avez peut-être reconnu les délicates fleurs de camomille romaine, dont la ville de Chemillé en Anjou est l’un des principaux producteurs! C’est d’ailleurs au jardin Camifolia que je suis allée récolter mes fleurs de camomille cet été (avec leur accord hein, on n’est pas des bêtes!). Voici une liste non exhaustive des plantes que vous pouvez faire macérer :

  • les fleurs (entières, pétales, feuilles, tiges…) : camomille (apaisante, adoucissante), calendula (cicatrisant et anti-inflammatoire), arnica (anti-choc et apaise les douleurs musculaires), la rose de Damas (cicatrisante), la pâquerette (tonifiante et galbante)…
  • les graines et racines (moulus ou réduits en poudre) : café (tonifiant), guimauve (anti-inflammatoire et adoucissante), moutarde (anti-chute de cheveux), nigelle (anti-oxydante et régénérante)…

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